L’Accordeur: César du meilleur court-métrage 2012

3032012

L'Accordeur EN INTÉGRALITÉ ICI:

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Intermittents du spectacle : va-t-on vers une nouvelle crise ?

25022012

ÉCOUTER L’ÉMISSION: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4392535

AccueilCe n’est plus une mise en garde, pas même un rappel à l’ordre : plutôt un réquisitoire doublé d’une injonction qu’a délivré le 7 février dernier la Cour des comptes, à propos du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle, dans le cadre de son rapport annuel. Unepetite bombe d’une dizaine de pages, intitulée « la persistance d’une dérive massive ». « Dans le contexte actuel des finances publiques » écrivent les juges, « cette situation n’est pas soutenable »

De quelle situation parle-t-on ? D’un déficit chronique d’un milliard d’euros par an pour un peu plus de 100 000bénéficiaires : soit environ un tiers du déficit total de l’assurance chômage, alors que ce régime ne concerne que 3% des demandeurs d’emploi.

 Ce n’est plus une mise en garde, pas même un rappel à l’ordre : plutôt un réquisitoire doublé d’une injonction qu’a délivré le 7 février dernier la Cour des comptes, à propos du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle, dans le cadre de son rapport annuel. Une petite bombe d’une dizaine de pages, intitulée « la persistance d’une dérive massive ». « Dans le contexte actuel des finances publiques » écrivent les juges, « cette situation n’est pas soutenable »

De quelle situation parle-t-on ? D’un déficit chronique d’un milliard d’euros par an pour un peu plus de 100 000bénéficiaires : soit environ un tiers du déficit total de l’assurance chômage, alors que ce régime ne concerne que 3% des demandeurs d’emploi.

Pour la Cour des comptes, ça ne peut plus durer. Il est urgent de réformer un système marqué par « l’inertie face aux abus et aux fraudes ». Réformer, par exemple en demandant aux employeurs de cotiser davantage., ou encore en différenciant le traitement des artistes de celui des techniciens du spectacle (puisque ces deux corps forment la grande famille des intermittents).

Cette dernière démarche, et les juges le mentionnent, avait d’ailleurs été initié en 2003 : année fameuse où la signature d’un nouveau protocole avait déclenché un important mouvement de protestation, entrainant l’annulation de plusieurs festivals. Presque dix ans après, rien ne semble avoir vraiment changé. Peut-être même peut-on parler d’une dégradation de la situation.

Est-ce la raison pour laquelle ce dossier, déjà brûlant, est aujourd’hui considéré comme particulièrement explosif ? Va-t-on vers une nouvelle crise de l’intermittence du spectacle ?

 

Et le contrepoint de Julie Gacon.

Sans eux, pas de spectacles, et pourtant les auteurs ont un statut encore précaire. Les auteurs – scénaristes, auteurs de théâtre non salariés… – ne bénéficient pas d’assurance-chômage entre deux projets, seulement de droits d’auteur. Sophie Deschamps est la présidente de la SACD, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques: elle-même scénariste, elle a connu différents statuts dans sa carrière.

 




Luc Besson et la société EuropaCorp assignés en justice pour plagiat

22122011

Luc Besson et la société EuropaCorp assignés en justice pour plagiat dans actu 1776883_photo-1324380009400-1-0_640x280-300x131

   Deux intermittents du spectacle de Gironde ont assigné devant le TGI de Paris le cinéaste Luc Besson, un co-scénariste et la société de production EuropaCorp pour plagiat concernant le film « Colombiana » sorti en juillet, a-t-on appris mardi auprès de leur avocat. |

Deux intermittents du spectacle de Gironde ont assigné devant le TGI de Paris le cinéaste Luc Besson, un co-scénariste et la société de production EuropaCorp pour plagiat concernant le film« Colombiana » sorti en juillet, a-t-on appris mardi auprès de leur avocat.
Le couple d’intermittents, domiciliés à Pessac, près de Bordeaux, accusent Luc Besson et Robert Mark Kamen, co-scénaristes du film réalisé par Olivier Megaton, d’avoir pillé le scénario et des scènes d’un court-métrage qu’ils ont réalisé en 2005 intitulé « Le fantôme de l’Orchidée ».

L’avocat des deux plaignants, Me Jean-Pierre Cochet, a affirmé à l’AFP qu’une copie du court-métrage, film d’une dizaine de minutes « tourné avec des copains », avait été déposée en 2005 par les deux intermittents au domicile de Luc Besson, en Normandie, puis envoyée à EuropaCorp, la société de production et de distribution fondée par le cinéaste.
« Mes clients n’ont plus eu de nouvelles jusqu’à la sortie du film en juillet », a assuré Me Cochet, du barreau de Bordeaux.
« L’avantage que l’on a dans ce dossier, c’est un scénario écrit et déposé en 2005 auprès d’une association d’auteurs avec l’histoire qui est la même, ainsi qu’une capture d’internet par voie d’huissier », qui prouve l’antériorité du court-métrage, a-t-il ajouté.
« Tout est exactement copié sur le scénario », estime l’avocat, qui précise avoir mené une démarche pour un règlement à l’amiable auprès d’EuropaCorp, restée sans réponse.
Contactée, la société EuropaCorp n’a pas souhaité faire de commentaires.

 




LE CINÉMA FRANÇAIS EN DANGER

19102011

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Danger sur le cinéma français !

18 / 10 / 2011

Point de vue | LEMONDE | 18.10.11 | 13h18 • Mis à jour le 18.10.11 | 13h53

par David Kessler et Marc Tessier, anciens directeurs généraux du Centre national de la cinématographie (CNC)

Que le cadre de la rigueur budgétaire s’applique à l’ensemble des services publics, y compris pour les opérateurs décentralisés, certes. Mais que l’on applique la même toise à tous, sans tenir compte de leur nature est une erreur. Il en va ainsi du Centre national de la cinématographie (CNC), aujourd’hui Centre national du cinéma et de l’image animée. Certains, constatant une forte augmentation de son budget, voudraient aller plus loin soit en reversant une partie de cet accroissement au profit du budget de l’Etat, soit en l’utilisant pour financer un Centre national de la musique, centre dont notre objet n’est pas ici de contester l’utilité.

Nous voudrions attirer l’attention sur le danger que représentent ces tentations. Non au nom de la simple défense d’un organisme que nous avons jadis dirigé et apprécié. Mais parce qu’une telle mesure nous paraît porteuse de menaces pour l’avenir du Centre et, par voie de conséquence, pour la fiction et le cinéma français.

Depuis sa création en 1946, le CNC a été bâti sur un principe simple : faire payer tous les spectateurs, quel que soit le film, au profit du seul cinéma français. Ce principe a un effet vertueux que les économistes appellent contre-cyclique : plus le cinéma français va bien, moins le CNC a d’argent à distribuer.

Moins bien il va, plus le CNC est capable de l’aider. Il est frappant de constater qu’à la différence de la politique en faveur de l’audiovisuel par exemple, celle en faveur du cinéma a été constante depuis près de soixante ans. Certes, elle a connu d’importantes adaptations liées aux évolutions du cinéma lui-même mais toujours avec la même philosophie de taxes prélevées en aval dont le produit permet de façon automatique de financer en amont la production et la diffusion des oeuvres françaises. Ainsi, elle a répondu aux défis de chaque temps.

Que l’on songe par exemple à la chute dramatique de la fréquentation des salles dans les années 1970. Surtout, alors que partout en Europe le cinéma s’effondrait, cette politique a garanti l’existence d’un cinéma français diversifié et conquérant, vu chaque année par 30 % à 40 % des spectateurs et permis l’émergence de secteurs internationalement reconnus comme l’animation.

Dans ces conditions, le fait de ne plus affecter intégralement le produit de ces taxes au financement des oeuvres constituerait un précédent plus que dangereux, à courte vue et illégitime :

1 – Dangereux, car il permettrait demain à la loi de finances de se servir de ce financement comme une variable d’ajustement. Le CNC n’est pas là pour thésauriser, mais pour redistribuer. En obscurcissant l’horizon, le législateur changerait gravement la nature de cette redistribution

2 – A courte vue car, pour le cinéma comme pour la fiction française, les défis à venir sont nombreux. Que l’on songe par exemple au coût que représentent tant la numérisation des salles, que celle des films d’archives. Il ne faut pas être devin pour constater la baisse du revenu des chaînes historiques – non compensé par celui des chaînes de la TNT – qui entraîne une baisse de la valeur de leurs obligations. Demain, la télévision connectée posera des problèmes inextricables qui risquent de remettre en cause le financement par les chaînes ou du moins son niveau.

Chacun se tournera alors vers les pouvoirs publics pour y répondre. Tel le rêve de Joseph, ne gâchons pas les années de vaches grasses et de récoltes abondantes qui seront suivies d’autres, plus difficiles ou pour le dire autrement : ne désarmons pas notre création audiovisuelle au moment de l’ouverture à une concurrence accrue.

3 – Illégitime, et même spoliateur, pour ceux qui acquittent ces taxes avec des contreparties (respect des quotas par exemple).

Nos décideurs qui souvent débattent du rayonnement de la France à l’étranger ne mesurent pas à quel point dans le domaine du cinéma la France est un modèle non seulement envié mais souvent copié. En outre, sans la France, bien des grands noms du cinéma mondial n’existeraient pas. C’est pourquoi les mesures qui menacent le CNC ne sont pas qu’une question de budget. Derrière, c’est un système prestigieux et efficient, qui ne coûte pas un sou à l’Etat et est par nature toujours en équilibre, qu’il faut absolument protéger. Article paru dans l’édition du 19.10.11

 

 




Convention collective de la production cinématographique : un cinéma à plusieurs vitesses.

30092011

34241cinema.jpg Le communiqué de presse des Associations de Techniciens du Cinéma et la lettre ouverte à  Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication:

28 septembre 2011

« Nous nous sommes adressés ce jour au ministre de la Culture pour signifier notre opposition au projet initié par le médiateur et soutenu par les organisations syndicales des producteurs dans le cadre de la négociation en cours.
Au nom de la « réalité économique du secteur » les producteurs entendent compenser le sous- financement chronique d’un grand nombre de films par une seule variable d’ajustement – nos salaires et nos conditions de travail – en instituant des salaires dérogatoires de différents niveaux en fonction des budgets des films !
Nous sommes attachés aux films singuliers qui font la diversité et la richesse du cinéma français. Nous voulons une convention collective étendue garantissant un cadre légal incontestable à l’ensemble des salariés du secteur. Mais pas à n’importe quel prix…
Nous refusons d’être bradés.
D’autres propositions existent : la création d’un fonds de mutualisation spécifique de soutien ou une ligne de crédit à taux zéro (à rembourser par le producteur) pour que les créations les plus diverses puissent se faire dans le respect des droits et des conditions de travail des salariés.
La cinématographie française peut et doit garder sa place dans le monde.
Nous demandons au ministre un geste fort qui s’inscrive dans une politique ambitieuse à la hauteur de l’exception culturelle défendue par le gouvernement.
Nous demandons à rencontrer très rapidement le ministre de la Culture. »

Au nom des 16 associations :

Rémy Chevrin, vice-président de l’AFC,
François de Morant, président de l’AFSI,
Jean-Pierre Bloc, coprésident de LMA,
Michel Andrieu, coprésident de la SRF

AFC • 8 rue Francœur • 75018 Paris • afc@afcinema.com
AFSI • 3 rue Montebello • 75015 Paris • afsi@afsi.eu
LMA • c/o La fémis • 6 rue Francœur • 75018 Paris • monteursassocies@gmail.com
SRF • 14 rue Alexandre Parodi • 75010 Paris • contact@la-srf.fr
 

Lettre ouverte à Monsieur Frédéric Mitterrand,
ministre de la Culture et de la Communication
3 rue de Valois 75033

PARIS CEDEX 01
 

Paris, le 28 septembre 2011

Monsieur le Ministre,

Un collectif de huit associations professionnelles vous a adressé une lettre le 22 juin dernier, restée sans réponse à ce jour. Aujourd’hui c’est au nom des 16 associations professionnelles regroupant 1500 techniciens et réalisateurs collaborant à la fabrication de l’ensemble des films français, que nous vous interpellons de nouveau sur la nécessité d’une plus juste répartition du financement des films, afin de sortir par le haut du marasme dans lequel se déroulent les interminables négociations de la convention collective du cinéma.

Au nom de la « réalité économique du secteur », les producteurs proposent de compenser le sous- financement chronique d’un grand nombre de films par une seule variable d’ajustement : les salaires et les conditions de travail des techniciens. Selon le principe arbitraire d’un seuil critique fixé à 4 millions d’euros de budget, 55 % des films produits en France seraient concernés. Il est impossible de considérer plus de la moitié du cinéma français comme dérogatoire dans une négociation professionnelle paritaire.

Monsieur le Ministre, trouvez-vous acceptable que des parts de nos salaires soient différées en fonction des éventuelles recettes du film, c’est-à-dire la plupart du temps jamais payées ? Que les salaires subissent en moyenne une baisse de plus de 40 % pour la majorité des films produits à venir ? Pensez-vous qu’il revienne aux techniciens d’assumer sur leur salaire et leurs conditions de travail le risque pris par le producteur ? Ce qui était hier déjà une fâcheuse tendance serait demain la règle si la convention collective entérinait ces dérogations salariales.
Nous voulons une convention collective étendue, pour mettre fin au seul arbitraire de la loi du marché et au seul arbitrage du code du travail et du Smic qui ne tiennent pas compte des spécificités de nos métiers. Il est indispensable de garantir un cadre légal incontestable à l’ensemble des salariés du secteur. Nous sommes tout aussi attachés aux entreprises de production et à leur diversité, et conscients des réalités auxquelles elles sont confrontées. Nous sommes enfin profondément soucieux de la présence du cinéma français et de sa réussite en France comme à l’étranger. Il est possible de ne condamner ni l’issue de la convention collective ni le cinéma dans sa diversité.

Nous vous demandons d’étudier les propositions de création d’un dispositif permettant de soutenir les films sous-financés, afin qu’ils ne dérogent pas au droit d’une future convention collective. Les économies que les producteurs peuvent réaliser sur les salaires des techniciens doivent être comparées à l’économie générale du cinéma. Si l’on considérait seulement une quarantaine de films relevant chaque année de cette politique, la masse salariale manquante s’élèverait environ à 5 millions d’euros. Cela représente seulement 5 % du montant du plan annuel d’investissement numérique, ou 4 % des aides annuelles à la production et à la création cinématographique, ou encore 0,7 % du budget annuel le plus pessimiste du Centre national du cinéma et de l’image animée…

Alors que des débats s’engagent à nouveau au Parlement, nous redisons notre attachement à l’autonomie financière du CNC, bâtie sur la perception de taxes dont il collecte le produit. Selon un principe de redistribution datant de la fin de la seconde guerre mondiale, cette collecte est entièrement vouée à l’investissement dans la création des œuvres et leur exploitation. La France a depuis défendu avec force, à l’OMC et au niveau européen, la reconnaissance de « l’exception culturelle » pour les œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

C’est exactement dans cet esprit que pour garantir le seul paiement des salaires et charges des salariés des films sous-financés, doit être initié un fonds de mutualisation spécifique de soutien ou une ligne de crédit à taux zéro à rembourser par le producteur. Cela permettrait aux créations les plus diverses de voir le jour, aux productions de s’effectuer dans de meilleures conditions financières, aux salariés d’être justement rémunérés pour leur travail, et sans doute à une convention collective d’être enfin signée par tous et pour tous, sans dérogation.

Vous avez connu vous-même, en tant que cinéaste et producteur, les difficultés liées aux manques de financement. Vous avez montré en tant que ministre votre implication et votre volonté de voir aboutir un accord en nommant un médiateur. Nous vous demandons aujourd’hui, Monsieur le Ministre, un geste fort qui relèverait d’une politique culturelle ambitieuse autant que d’une action concrète pour débloquer la négociation de la convention collective.

Devant la gravité de la situation et les inquiétudes de chacun, nous sollicitons un entretien avec vous afin d’évoquer plus précisément ces propositions.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous demandons de recevoir, Monsieur le Ministre, les marques de notre profond respect.

Au nom des 16 associations :
Rémy Chevrin, vice-président de l’AFC,

François de Morant, président de l’AFSI,
Jean-Pierre Bloc, coprésident de LMA,
Michel Andrieu, coprésident de la SRF




Les recettes du CNC pourraient être amputées de 10% pour renflouer l’Etat !!

23092011

Les recettes du CNC pourraient être amputées de 10% pour renflouer l’Etat !! dans actu

News letter du film français

Le président de la Cinémathèque et cinéaste Costa-Gavras ainsi que la Société des réalisateurs de films se déclarent inquiets du sort de la cinéaste arrêtée dimanche à Téhéran par des forces de l’ordre.

« Mahnaz Mohammadi, cinéaste iranienne et militante engagée des droits des femmes, a été arrêtée à Téhéran ce dimanche 26 juin suite à une perquisition de son domicile par les forces de l’ordre », avance la SRF, qui souligne que « aucune information concernant les chefs d’accusation ou le lieu de sa détention n’est disponible pour le moment ».

Le cinéaste Costa-Gavras, président de la Cinémathèque française, qui l’avait accueillie l’an passé, s’est également inquiété publiquement du sort de la cinéaste.

« Nous ne savons pas exactement dans quelles circonstances elle a été arrêtée ni quel est son sort », a indiqué Costa-Gavras lors de la présentation de la saison 2011-2012 de la Cinémathèque française.

L’AFP précisait ce matin que, selon le site de l’ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, Kaleme.com, actuellement en résidence surveillée, Mme Mohammadi « a été arrêtée dimanche matin à son domicile par des agents des forces de sécurité non identifiés et pour un motif inconnu ». Ces agents pourraient appartenir aux services de renseignement des Gardiens de la révolution, le bras idéologique et armé du régime iranien. Selon Kaleme.com, la cinéaste avait déjà été arrêtée puis relâchée en juillet 2009 en même temps que le cinéaste Jafar Panahi, pour lequel la Cinémathèque et le Festival de Cannes se sont également mobilisés.

Aujourd’hui, la SRF dénonce les attaques faites à la liberté d’expression et demande la libération de Mahnaz Mohammadi. La Société des réalisateurs de film lance une pétition que l’on peut signer en cliquant sur ce lien.

Anne-Laure BELL

 




La cinéaste iranienne Mahnaz Mohammadi arrêtée

23092011

La cinéaste iranienne Mahnaz Mohammadi arrêtée dans actu

News letter du film français

Le président de la Cinémathèque et cinéaste Costa-Gavras ainsi que la Société des réalisateurs de films se déclarent inquiets du sort de la cinéaste arrêtée dimanche à Téhéran par des forces de l’ordre.

« Mahnaz Mohammadi, cinéaste iranienne et militante engagée des droits des femmes, a été arrêtée à Téhéran ce dimanche 26 juin suite à une perquisition de son domicile par les forces de l’ordre », avance la SRF, qui souligne que « aucune information concernant les chefs d’accusation ou le lieu de sa détention n’est disponible pour le moment ».

Le cinéaste Costa-Gavras, président de la Cinémathèque française, qui l’avait accueillie l’an passé, s’est également inquiété publiquement du sort de la cinéaste.

« Nous ne savons pas exactement dans quelles circonstances elle a été arrêtée ni quel est son sort », a indiqué Costa-Gavras lors de la présentation de la saison 2011-2012 de la Cinémathèque française.

L’AFP précisait ce matin que, selon le site de l’ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, Kaleme.com, actuellement en résidence surveillée, Mme Mohammadi « a été arrêtée dimanche matin à son domicile par des agents des forces de sécurité non identifiés et pour un motif inconnu ». Ces agents pourraient appartenir aux services de renseignement des Gardiens de la révolution, le bras idéologique et armé du régime iranien. Selon Kaleme.com, la cinéaste avait déjà été arrêtée puis relâchée en juillet 2009 en même temps que le cinéaste Jafar Panahi, pour lequel la Cinémathèque et le Festival de Cannes se sont également mobilisés.

Aujourd’hui, la SRF dénonce les attaques faites à la liberté d’expression et demande la libération de Mahnaz Mohammadi. La Société des réalisateurs de film lance une pétition que l’on peut signer en cliquant sur ce lien.

Anne-Laure BELL

 




« BLACK THIRST »(Le soif noire) un film de J.J. Annaud

16052011

Une situation particulièrement scandaleuse:

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– La préparation du film s’est faite à partir de Paris, concernant la décoration, les costumes et la production, avec des contrats français, régie par les conventions en vigueur en France, sous la production de QUINTA PRODUCTION, propriété du producteur, Tarak Ben Ammar.

– À l’issue de cette préparation, soit 5 jours avant le tournage, QUINTA PRODUCTION a annoncé à tous les techniciens français (soit une quarantaine de personnes) que la production du tournage (environ 16 semaines) serait prise en charge par une production tunisienne, EMPIRE STUDIO, sous- division de CARTHAGO, elle-même émanation de QUINTA PRODUCTION, et régie par les conventions tunisiennes.

 

Deux contrats ont été proposés à chacun des techniciens :

– un contrat standard tunisien, avec salaire brut au tarif syndical, prélèvements

sociaux (tunisiens) de 9%. sans cotisations retraite, chômage, congés spectacles, etc, pas de couverture sécurité sociale et accidents du travail .Les bulletins de salaires tunisiens étant payés en Euros et virés sur les comptes.

– Soit un contrat d’assistance technique : pas de cotisations, rémunéré comme mercenaire, selon le principe d’accords France/Tunisie concernant « l’exportation d’un savoir-faire ». -La couverture Accident du Travail était en principe prise en charge par une assurance privée.

 

Pris de cours, les techniciens français ont tenté de proposer une alternative plus conforme aux droits du travail français, mais la production a refusé tout compromis, arguant même d’une facilité à remplacer chacun des postes et salariés par des techniciens en Italie. Finalement, la grande majorité des techniciens, investie dans le projet, s’est pliée au chantage et est partie en Tunisie, aux conditions de Quinta Prod et Empire Studio.

 

À cette problématique, se greffe le second volet de « l’affaire », soit la demande d’agrément que Quinta Production a déposé par deux fois au C.N.C. et que la commission a refusé à l’unanimité à chaque fois. Et où il est question que passant outre ces deux rejets, le président du C.N.C. (véritable et seul décisionnaire – de facto) s’apprêterait à accorder l’agrément.

 

Actuellement la société Quinta Communications (dont le Président est M.Tarak BEN AMMAR) est producteur délégué du film, dont le devis est de 38 millions d’euros et dont les lieux de tournage se situaient en Tunisie et au Qatar durant 3 mois.Ce film a fait l’objet d’une coproduction franco-italienne, à raison de 90 % pour la partie française et 10 % pour la partie italienne.

Pour toute l’équipe française:

-     perte de l’application de la couverture sécurité sociale et accidents du travail française
et retraite vieillesse,
-    perte des points de retraite complémentaire

-    perte de leurs indemnités congés spectacles,

-    perte de leurs droits à l’ouverture de droits à l’indemnisation chômage,
-    perte de l’application de la Convention collective nationale de la Production cinématographique

Pour la société de production Quinta communications :

-    une économie de plusieurs millions d’euros de charges sociales réalisée sur le dos    des salariés résidents français, charges sociales dont, en qualité de producteur délégué, elle devrait s’acquitter en France.

Lors de la réunion de la Commission d’agrément, l’ensemble des Organisations syndicales de producteurs et des autres Organisations siégeant à la Commission ont ce  considéré procédé  particulièrement choquant, abusif et inacceptable et ont – à l’unanimité –  opposé un avis défavorable à l’agrément au bénéfice des Fonds de Soutien financier de ce film.

Les membres de la Commission d’agrément ont, à l’unanimité, contesté l’analyse que fait le service juridique du CNC de cette situation et renouvelé une seconde fois  leur avis défavorable à l’agrément de ce film.La Commission d’agrément n’émet qu’un avis consultatif, la décision d’agréer ou non le film au bénéfice du Soutien financier de l’État, appartient au Président du CNC.

Plusieurs associations de techniciens, dont l’Association des Décorateurs de Cinéma ont adressé un courrier au président du CNC pour lui demander de suivre la commission et de refuser de signer l’agrément. 

 

La lettre de l’ADC (http://www.adcine.com/) au président du CNC: 

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Monsieur Eric GARANDEAU Centre National du Cinéma et de l’image Animée 12, rue de Lübeck 75784 Paris cedex 16

Paris, le 31 mars 2011

 Monsieur le Président,

 

Nous sollicitons votre attention sur la demande d’agrément du film « La Soif Noire » de Jean-Jacques Annaud, produit par la société Quinta Communications.

Cette société de production française a mis en place un système lui permettant de salarier par l’intermédiaire d’une société tunisienne, Empire Studio, les techniciens français travaillant sur ce film et, de ce fait, de s’affranchir de cotiser aux charges sociales inhérentes à l’emploi de tout salarié (congés payés, assurance maladie, assurance vieillesse, assurance-chômage, retraite complémentaire…).

La société Quinta Communications a déposé une demande d’agrément auprès du C.N.C. afin de bénéficier du soutien financier de l’État pour la production de ce film.
Cette demande a reçu un avis défavorable, exprimé à l’unanimité lors d’une première assemblée des membres de la commission d’agrément, du fait des conditions d’emploi des ouvriers et techniciens français.
Comme suite à cette première consultation, le service juridique du C.N.C. a présenté une analyse démontrant qu’il n’y aurait pas d’antagonisme à percevoir une aide financière de l’État et externaliser la main d’œuvre française par l’entremise d’une société étrangère .

La commission d’agrément s’est réunie une seconde fois, invitant le responsable du service juridique à exposer cette analyse.

À nouveau, et pour les mêmes motifs, cette assemblée a exprimé à l’unanimité un avis défavorable à l’obtention de l’agrément.

Cette commission n’ayant qu’un avis consultatif, cette demande est désormais entre vos mains.

Bien que juridiquement notre avis en tant qu’association ne soit pas recevable, nous, techniciens directement concernés, souhaiterions vous exposer notre point de vue.

Même si cela est une évidence, il est utile de rappeler que le système imposé aux techniciens par la société Quinta Communications est très préjudiciable aux acquis sociaux fondamentaux de tout salarié, qu’aucun courant de pensée politique dans la société française contemporaine ne songe à remettre en question.

Plus déplorable encore, une partie des intéressés s’est vue imposer ce principe à l’issue de la préparation. C’est-à-dire, à un moment où le choix n’est pratiquement plus possible, tant par l’implication du technicien à l’égard du projet, que par les conséquences financières personnelles d’un refus.

Il est important de souligner que, si les ouvriers et techniciens travaillant sur « La Soif Noire » avaient eu le choix de leur statut, le débat ne se poserait pas en ces termes.

Il ne semble pas que la faisabilité de ce film soit subordonnée à l’application de telles méthodes de production, il s’agirait plutôt d’une manipulation dont la seule finalité est de servir l’intérêt financier de Quinta Communications.

Ce qui pose problème dans le cas « Quinta Communications », c’est d’avoir imposé ce principe aux techniciens : travailler en abandonnant ses droits sociaux ou… ne pas travailler.

Nous remarquons que, selon le Code du Cinéma, le C.N.C. a, entre autres, pour mission : “…de contribuer, dans lʼintérêt général, au financement et au développement du cinéma… À cette fin, il soutient, notamment par lʼattribution dʼaides financières : la création, la production, la distribution, la diffusion et la promotion des œuvres cinématographiques…; dans ce cadre il sʼassure, notamment en ce qui concerne lʼemploi dans le secteur de la production, du respect par les bénéficiaires des aides de leurs obligations socials. “ (Article L. 111-2 – 2-a)

Pourtant, il apparaît que dans le cadre de la fabrication de ce film, aucune obligation sociale à l’égard des ouvriers et techniciens français n’ait été respectée…

Avaliser officiellement ce mode de production créerait un précédent, et ferait dorénavant courir le risque d’avoir à abandonner nos droits sociaux les plus élémentaires lors de missions à l’étranger.

Même si, juridiquement, il est possible de prétendre bénéficier du soutien de l’État et d’imposer de telles conditions de travail, le C.N.C. en accordant l’agrément doit-il envoyer un tel message à l’encontre de la profession pour le seul bénéfice d’une société de production ?

Nous sommes confiants, Monsieur le Président, de toute la bienveillance que vous porterez à nos réflexions.
Il en va de notre intérêt commun, C.N.C., producteurs et techniciens, que continue à rayonner à travers le monde ce cinéma français de qualité auquel nous sommes attachés.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération distinguée,

Pour l’Association des Décorateurs de Cinéma, Jean-Marc KERDELHUE Président de l’A.D.C.



 




« ACQUA IN BOCCA » un film de Pascale Thirode

25042011

Un superbe documentaire, un road movie en forme d’ enquête qui se suit comme une fiction.

Sortie en salle le 8 juin 2011

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La bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube

Le site du film:http://www.acquainboccalefilm.com/




« TOMBOY »: le film à voir!

23042011

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19204466&cfilm=188840.html

C’est rare, la critique est unanime; mais cette fois, elle a raison!

Le Nouvel Observateur

Pascal Mérigeau

Le film est un passage, un pont entre deux moments d’une vie : 82 minutes, fulgurantes.

Le Parisien

Marie Sauvion

On s’en voudrait de l’écraser sous les superlatifs, seulement  » Tomboy  » donne envie de sortir les grands mots : intelligence, grâce, délicatesse…

Les Inrockuptibles

 Jean-Marc Lalanne

 Chronique splendide et sans contrefaçon.

Télérama

Louis Guichard

 Admirablement interprété, tous âges confondus, le film impressionne par l’écart entre la simplicité de l’histoire et la complexité des questions soulevées.

Critikat.com

 Frédéric Caillard

Aussi limpide dans son approche plastique – concise, proche des corps, épurée et symbolique -, qu’indécis et original dans sa matière – [un] entre-deux singulier entre puissance dramatique et trivialité -, « Tomboy » confirme le talent de sa réalisatrice.

Le Figaroscope

Emmanuelle Frois

La réalisatrice filme comme elle respire, intensément. On retrouve ici les mots, les sensations de l’enfance, le dernier souffle de l’été et ses dernières baignades, avant la rentrée scolaire. « Tomboy » est un film doux, grave, solaire aussi. Tout sonne juste.

Libération

 Gérard Lefort« Tomboy » est un film qui déménage, entre conte de fées dans la forêt et jeu de société hors piste. (…) Le meilleur du film est dans la turbulence de ses retournements : la spirale vertigineuse du mensonge qui n’est pas que souci, mais aussi franche rigolade.

Cahiers du Cinéma

  Thierry Méranger

L’épanouissement d’un cinéma à la fois innocent et troublant.

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