• Accueil
  • > Archives pour janvier 2009

2008, Année record pour le cinéma français à l’international

30012009

(16/01/09) source: Unifrance

Selon les premières estimations, les films français ont attiré près de 78 millions de spectateurs dans le monde en 2008.

2008anneerecordpourlecinemafrancaisalinternational.jpg  Les films français ont attiré près de 78 millions de spectateurs dans le lmonde en 2008 (chiffres provisoires). Selon les estimations d’Unifrance, ce résultat devrait dépasser au final les 80 millions d’entrées.
En 2008 la fréquentation de la production cinématographique française a atteint son record, devant l’année 2005 (76 millions d’entrées).
Par ailleurs, les entrées augmentent de 16% par rapport à 2007 (65 millions d’entrées).
La moyenne annuelle des chiffres enregistrés depuis 2000 est ainsi portée à 59 millions d’entrées. Ces excellents résultats confirment la tendance à la hausse observée depuis le début de cette décennie.

L’Europe en progression, les Etats-Unis toujours en tête…
Avec 17,8 millions d’entrées, les USA dominent cette année encore le classement des pays. La Russie arrive en seconde position pour la deuxième année consécutive, avec 7,2 millions de spectateurs. L’Europe demeure toutefois le premier marché pour le cinéma français avec 51% des entrées. L’Allemagne (5,6M), L’Espagne (5,3M), l’Italie (4,9M) et la Grande-Bretagne (4,3M) représentent les 4 pays européens majeurs pour le cinéma français.
Le cinéma hexagonal a obtenu un niveau de fréquentation inédit dans trois territoires: au Mexique (4M) en Corée du Sud (3,6M) et surtout en Australie (2,2M).

Babylone AD, Astérix, mais aussi La Graine et le mulet et Entre les murs…
Les films de production majoritairement française ont représenté plus de 86% des entrées, contre 62% en 2007 et 49% en 2006. Là encore, un record!
Babylon A.D. prend la tête du classement des films français les plus vus en 2008. Avec 10,1M d’entrées, il devance Astérix aux jeux olympiques (9,1M) et Taken (8,8M). Autres succès notables:Bienvenue chez les Ch’tis, phénomène en France avec 20 millions d’entrées, a déjà été vu par 4 millions de spectateurs à l’étranger (dont 1,4M en Allemagne et 1M en Belgique). Le Transporteur 3 a trouvé son public aux USA (4,6M) et en Russie (1,6M).
Aux USA, Ne le dis à personne a remporté un franc succès l’été dernier avec des recettes atteignant 6M$. Il y a longtemps que je t’aime a particulièrement séduit les pays anglosaxons : 330 000 entrées aux USA, 240 000 au Royaume-Uni, 140 000 aux Pays-Bas, 50 000 en Australie, les deux volets de Mesrine : L’ennemi public n°1 ont effectué un démarrage remarqué en Russie et en Ukraine avec 750 000 spectateurs… César du meilleur film, La Graine et le mulet  a attiré 740 000 spectateurs, tandis que la Palme d’or du dernier festival de Cannes, Entre les murs atteint à ce jour 625 000 entrées…
Le Scaphandre et le papillon a multiplié ses entrées-France par 10 à l’international (2,4M d’entrées),Chasseurs de Dragons par 2 (1,1M d’entrées) et Frontière(s) par 3 (340 000 entrées).

353 films français sortis en 2008.
En 2008, 353 films français ont connu au moins une sortie dans un territoire. Un nombre élevé, presque similaire à celui de 2007 (369), qui s’explique par l’étalement dans le temps de la carrière internationale des films.

Pièces jointes
Télécharger le bilan 2008 au format pdf :
http://medias.unifrance.org/medias/44/145/37164/piece_jointe/bilan-2008-films-francais-a-l-international.pdf




« De la musique en image »: entretien avec Éric Rohmer

22012009

rohmer1ok.jpgrohmer2ok.jpgrohmer3ok.jpgrohmer4ok.jpg




États généraux de l’action culturelle

19012009

etagene.gifRien de plus sinistre qu’un scénario programmé. C’est vrai dans les films, mais aussi dans la vie, et notamment dans la vie du cinéma. Cette vie du cinéma aujourd’hui menacée par une accumulation d’agressions différentes, mais tristement cohérentes entre elles. La vie du cinéma ne s’oppose pas ici à la vieille et fausse idée de la « mort du cinéma » – on le sait maintenant, il ne va pas mourir, ou seulement pour ressusciter encore et encore. Mais quelque chose de vital, quelque chose du côté de l’énergie, du partage, de la chaleur, de l’inventivité est bel et bien menacé.
Avouons sans détour que l’étiquette donnée à tout ce qui fait exister ce principe de vie, l’étiquette « action culturelle », n’est pas bien exaltante. Normal, ceux qui l’ont baptisée ainsi, l’isolant des autres activités cinématographiques à la fin des années 1990 lors de la funeste réforme du CNC menée par Marc Tessier, ne lui voulaient pas de bien. Mais bon, ainsi cela s’appelle-t-il.

 

La règle et toutes les exceptions. L’action culturelle cinématographique, donc, ACC pour les amateurs, regroupe l’ensemble des activités qui accompagnent la rencontre entre des films et des spectateurs au-delà de la seule filière de la diffusion marchande « classique » (en salles, à la télé, en DVD, en VoD). Cet immense réseau hétérogène réunit des pratiques très variées, dans des lieux et des contextes très divers, où interviennent des fonctionnaires, des salariés du privé et des bénévoles, où se croisent des cinéastes, des enseignants, des responsables de salles, des programmateurs, des militants associatifs, des quidams de toutes qualités. Ces pratiques ont une histoire longue, dont les racines sont aussi en partie celles des Cahiers, ne serait-ce que du fait de l’engagement d’André Bazin, le fondateur de la revue, dans les associations Peuple et culture et Travail et culture, qui furent à la Libération et dans les années 1950 des agents parmi les plus dynamiques de ce qu’on n’appelait pas alors action culturelle. Mais ce sont surtout les années 1980 qui ont donné naissance à d’innombrables dispositifs locaux ou spécialisés, dont l’ensemble constitue ce maillage exceptionnel qui offre au cinéma, et aux publics définis selon des approches multiples, des possibilités d’existence passionnantes.
Le scénario programmé évoqué au début est celui de la remise en question de ces dispositifs sous l’effet d’une soumission de plus en plus complète, et de plus en plus considérée comme « normale », aux lois du marché. Ce scénario comprend aussi un désengagement systématique de la puissance publique. Il détruit chaque jour des possibilités de rencontres entre des personnes et des oeuvres. Cette remise en question renvoie les films à la seule définition de produits et, symétriquement, les spectateurs à la seule définition de consommateurs.
Elle nous méprise et nous insulte, nous spectateurs de cinéma, et comme elle méprise et insulte les films et ceux qui les font. Elle tend à soumettre les uns et les autres à une règle unique : le marketing est la loi commune qui régit produits et consommateurs. L’action culturelle n’est pas l’alternative à cette loi, elle est toutes les possibilités, les plus locales comme les plus massives, les plus élaborées comme les plus sauvages, les mieux connues comme les encore à inventer, d’échapper à cette règle. C’est bien, en cela, une idée vivante du cinéma.

 

Mobilisation générale. Fragilisés économiquement et politiquement, les intervenants de l’action culturelle ont entrepris début 2008 (Appel du Saint-André des Arts le 11 janvier) de fédérer leurs forces et se sont dotés d’un organe commun, baptisé Blac (Bureau de liaison de l’action culturelle). Plusieurs centaines d’organisations de terrain ont signé l’Appel du 11 janvier, tandis qu’au cours de l’année écoulée se sont multipliées les initiatives contre le démantèlement programmé. Suite logique de cette mobilisation croissante, l’organisation des États généraux des 8 et 9 janvier au Centquatre vise à donner à ce mouvement une meilleure organisation et un nouvel élan.
Les Cahiers du cinéma s’associent naturellement à cette démarche. Le combat de l’action culturelle est le nôtre, pas seulement sur le plan des principes : il n’est pas un rédacteur de la revue qui ne participe activement à des activités relevant de ce domaine, qu’il s’agisse de présenter des films, d’intervenir en milieu scolaire et pour des formations, d’écrire des textes, d’animer des réflexions. Intervenants réguliers de l’ACC, nous en connaissons aussi les éventuelles limites ou contradictions, il ne s’agit pas ici de dire que tout ce qui se fait sous ce label est génial, mais d’affirmer que la démarche dans son ensemble est essentielle.

 

Pâquerettes. Essentielle, l’action culturelle est aussi mal connue. Et c’est pourquoi nous avons fait le choix, à côté de l’annonce de la tenue des États généraux (dont nous rendrons compte dans le numéro de février) de commencer par décrire ces pratiques, en donnant le plus possible la parole à ceux qui les mettent en oeuvre. Toutes les activités relevant de l’ACC n’y figurent pas, et moins encore l’infinie variété des pratiques concrètes. Ces pratiques répondent parfois à des besoins, parfois à des désirs, parfois à des rencontres fortuites qui peuvent enclencher des projets au long cours – ainsi, cas limite mais exemplaire, la singulière aventure dans laquelle, à partir d’une initiative très localisée, minuscule, s’est trouvé embarqué Gilles Porte : atypique, et même hors sujet à l’origine, son idée se transforme en longue aventure du regard, de la représentation, du passage. C’est avec de tout petits enfants, ce pourrait être, différemment, avec des ados en banlieue, des taulards, des profs nantais ou castelroussins, des agriculteurs, des malades, des lycéens, des usagers de bibliothèques publiques, des syndicalistes, des cinéphiles parisiens… Cas limite d’entreprises qui reposent parfois sur des dispositifs lourds, sur des convergences de forces à l’échelle de tout le pays, comme École et cinéma, le réseau des salles de recherche, parfois sur l’activisme des cinéastes eux-mêmes, comme l’Acid, parfois en relais d’autres activités comme au sein de la Ligue de l’enseignement.
On n’en finirait pas, et c’est ce ruissellement qui compte. C’est de lui dont a essayé ici de donner l’idée, de la manière la plus concrète, la plus au ras des pâquerettes possible. Puisque ce sont ces pâquerettes-là qui importent.

 

N.B. La mobilisation pour l’ACC a donné lieu à un très grand nombre de textes qu’il était impossible de tous reproduire ici. L’ensemble des documents est accessible en cliquant le lien ci-dessous:

http://www.cahiersducinema.com/article1801.html

 







laubedufantastique |
kelhorreur |
sslstreaming |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | celine fait son cinema
| Culture Cinématographique d...
| BRAD ET ANGELINA