• Accueil
  • > Archives pour septembre 2009

Les chiffres clés de la production cinématographique et audiovisuelle sur le premier semestre 2009

26092009

arton564881.jpg La production de films continue d’afficher une relative bonne santé face à la  crise tandis que la production audiovisuelle est plus affectée même si cela reste  dans des proportions limitées   

La situation économique particulière de cette année 2009 a conduit le CNC à  établir un bilan à mi année de la production cinématographique et audiovisuelle.   

I/ La production cinématographique sur le premier semestre 2009   

▪ Un nombre de films produits stable par rapport au premier semestre de l’année  2008 

Le volume de la production française au premier semestre de l’année 2009 est stable  par rapport au premier semestre de 2008. 110 films sont agréés sur la période, contre  109 au premier semestre 2008. La production de films « d’initiative française »  demeure à un niveau élevé même si elle enregistre un léger recul avec 83 films  agréés au cours des six premiers mois de 2009, soit 3 titres de moins que sur la  même période en 2008.    

▪ Des investissements dans la production cinématographique française qui  renouent avec le niveau du premier semestre 2007 après une année 2008  atypique en raison de 4 films d’initiative française à plus de 30 M€ 

De janvier à juin 2009, avec 537,97 M€, les investissements affichent un recul de 33,6  % par rapport à la même période en 2008 mais sont en hausse par rapport à la même  période en 2007 (+6,4 %). Ce recul est davantage marqué pour les films d’initiative  française avec 445,03 M€ investis soit -36,6 % par rapport à 2008. La raison de cette  baisse tient principalement au fait que les 4 films aux devis les plus importants, 4 films  d’initiative française, dont 3 au dessus de 40 M€, avaient été comptabilisés au titre du  premier semestre 2008, faisant de 2008 une année atypique.    

Compte tenu de la contraction globale des investissements – aucun film supérieur à 30  M€ sur les 6 premiers mois de l’année 2009 contrairement à 2008 (4 films) et 2007 (1  film) – le devis moyen par film d’initiative française s’établit à 5,36 M€, contre 8,16 M€  sur la même période en 2008 et 5,78 M€ sur la même période en 2007.    

▪ Une production cinématographique qui est moins marquée par la  bipolarisation avec une répartition plus équilibrée des investissements et une  nette progression du nombre de films compris entre 4 M€ et 7 M€  

Le premier semestre 2009 présente en effet une atténuation de la bipolarisation par  rapport à la même période en 2008 et en 2007. Sur les 6 premiers mois de l’année,  13,3% des films ont un devis inférieur à 1 M€ contre près de 20% sur la période en  2008 et plus de 25% sur la même période en 2007. De plus, 4,8%des films ont un  devis situé au dessus de 15 M€ contre 12,8% de janvier à juin 2008 et 8,0% au  premier semestre 2007. La répartition des investissements tend à se rééquilibrer,  notamment en faveur des productions à budget situé entre 4 et 7 M€, qui passe de 10  à 16 films agréés (11 en 2007) et représentent 20% des devis contre 11,6% sur la  même période en 2008 (14,7 % en 2007).    

▪ Un léger recul du nombre de jours de tournage  

Au premier semestre 2009, le nombre cumulé de jours de tournage atteint 2 712, en  recul de 7,1 % par rapport à la même période en 2008. Cette baisse n’indique pas une  délocalisation des tournages puisque le nombre de jours de tournage en France  s’établit à 1 991, soit un recul plus limité de 3,9 %. La baisse des jours de tournage  constatée sur le premier semestre 2009 concerne davantage les tournages effectués  à l’étranger avec une baisse de 15,1 %.        

Les chiffres clés de la production cinématographique pour le   premier semestre 2009   

A/ Nombre de films

films d’initiative française (1)  
2007 : 75
2008:  86
2009 : 83
films à majorité étrangère (2)
2007: 19
2008: 23

2009: 27

 

B/ Evolution des investissements     (M€) 

films d’initiative française
2007: 433,43
2008: 701,58
2009: 445,03
films à majorité étrangère
2007: 72,36
2008:108,12
2009: 92,94

C/ Evolution du devis  (M€)
2007: 433,43
2008:  701,58
2009 : 445,03

D/ Nombre de jours de tournage

en France
2007: 2039
2008: 2071
2009: 1991
à l’étranger
2007: 613
2008: 849
2009: 721(*) n’ont pas été comptabilisés les documentaires et les films d’animation 
II/ La production audiovisuelle aidée sur le premier semestre 2009   

▪ Evolution des heures aidées : en baisse par rapport aux 6 premiers mois de  l’année 2008 mais au dessus du premier semestre 2007 

Le volume d’heures aidées au premier semestre  est en recul par rapport au  premier semestre 2008 (-13,3 % à 1 933 heures). Il se maintient toutefois à un niveau  élevé au regard de l’année 2007.     La diminution des heures aidées est principalement imputable à la fiction, avec 294  heures aidées entre le 1er janvier et le 30 juin 2009, soit 48,8 % de moins qu’en 2008  sur la même période. Cette baisse en volume s’explique par l’arrêt, fin 2008, d’un  certain nombre de feuilletons quotidiens, non renouvelés en 2009. Le documentaire  se maintient à un niveau globalement élevé (-9,1 % à 1 074 heures au 30 juin 2009),  tandis que les volumes aidés de magazine culturel et d’animation enregistrent chacun  une progression significative. Sur l’animation, la progression correspond au rythme  cyclique de production du genre. Enfin, le volume de spectacle vivant affiche un recul  de 13,7 % à 225 heures aidées au premier semestre 2009. Cette diminution doit être  relativisée au regard d’une année 2008 particulièrement dynamique. Par rapport au  premier semestre de 2007, la croissance des heures de spectacle vivant est de +12,2  % au premier semestre 2009.   

Devis des programmes aidés : en recul par rapport à la même période en 2008  mais équivalent au niveau enregistré sur les 6 premiers mois de l’année 2007 

Au total, les devis de production des programmes aidés par le CNC atteignent 568,7  M€ au premier semestre 2009 (-24,1 %), soit un niveau proche de celui enregistré au  premier semestre 2007 (545,8 M€).     De janvier à juin 2009, les apports des chaînes de télévision diminuent de 31,6 %  pour atteindre 311,9 M€ contre 455,9 M€ de janvier à juin 2008 et 325,4 M€ en 2007,  évolution qui traduit les difficultés économiques des chaînes historiques notamment  commerciales. Le recul des investissements des diffuseurs est le corollaire de la  baisse des volumes de production. Cette baisse est très prégnante sur la fiction,  genre sur lequel les financements diminuent de moitié à 184,8 M€ (-44,4 %).   

▪ Les tournages de fiction diminuent presque de moitié par rapport au premier  semestre 2008, une baisse qui s’explique principalement par l’arrêt en 2008 de  nombreux feuilletons quotidiens tournés en France 

Dans les œuvres de fiction aidées au premier semestre 2009, le nombre total de jours  de tournage s’élève à 2 863 jours, soit quasiment moitié moins qu’au premier  semestre 2008 (5 463 jours). Ce recul traduit la contraction globale du volume de  production sur la période. La baisse significative constatée sur les jours de tournage  en France (-44,8 % à 2 723 jours) s’explique en grande partie par l’arrêt au second  semestre 2008 des feuilletons quotidiens intégralement tournés en France. Le nombre  de jours de tournage à l’étranger diminue plus largement à 240 jours (-54,7 %). La  part des tournages effectués à l’étranger passe ainsi de 9,7 % au premier semestre  2008, à 8,4 % sur la même période 2009.  

15 septembre 2009




« Proust à l’écran » une série de Florence Colombani

7092009

logo1.jpg Longtemps je me suis couché de bonne heure…” commence le Narrateur de À la Recherche du temps perdu. Et de s’attarder sur le sommeil qui vient, et ces “évocations tournoyantes et confuses” qui peuplent nos nuits… Il suffit de lire ces pages – les toutes premières – du cycle de sept romans que nous a laissé Marcel Proust pour toucher du doigt ce qui fait la difficulté d’une adaptation au cinéma. Comment restituer, à l’écran, la beauté de la langue, la splendeur d’un monde disparu avec ses personnages inoubliables – Swann, Charlus, Albertine… -, mais aussi, surtout, cette profondeur vertigineuse de la moindre sensation que Proust capte comme nul autre ?

Cinq cinéastes s’y sont essayés. Deux – et pas des moindres, Luchino Visconti et Joseph Losey – se sont arrêtés après l’écriture du scénario, empêchés par des problèmes de tous ordres, effrayés aussi, sans doute, par l’ampleur de la tâche. Trois – Volker Schlöndorff, Chantal Akerman et Raoul Ruiz – sont allés jusqu’au bout. Chaque épisode de notre série “Proust à l’écran” est consacré à l’un de ces films, resté simple projet ou devenu une œuvre. Histoire de mieux comprendre Proust, grâce au regard singulier de chacun de ces cinéastes sur cette réserve inépuisable de sensations qu’est À la Recherche du temps perdu. Histoire aussi de questionner ce qui sépare cinéma et littérature.

00801972photoafficheunamourdeswann.jpg   1- « Un amour de Swann »

un film de Volker Scholondorf

écouter l’émission:
http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/2-01untitled.html

 

proustvisconti.jpg  2- le projet Visconti                                            

écouter l’émission:
http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/01piste01.html

 

00791426photoaffichelacaptive.jpg 3- « La captive »

un film de Chantal Akerman

écouter l’émission:
http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/01proustaucinama.html

9782070732456.jpg 4- Le projet Losey / Pinter

écouter l’émission:
http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/01data.html
 

00794756photoafficheletempsretrouve.jpg 5- « Le temps retrouvé »

un film de Raùl Ruiz

écouter l’émission:
http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/01ruiz.html







laubedufantastique |
kelhorreur |
sslstreaming |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | celine fait son cinema
| Culture Cinématographique d...
| BRAD ET ANGELINA