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Fiction française: la production recule

6 04 2010

e2e0cb8840a311dfb50992be5c9202b2.jpg La série Clem sur TF1. En 2009, la première chaîne a apporté 148,4 millions d’euros à la production de 148 heures de fiction.

Le genre le plus consommé par les téléspectateurs a enregistré une baisse de 17,6 % en volume en 2009.

Montée en puissance de la TNT, suppression partielle de la publicité sur France Télévisions, deuxième coupure publicitaire sur les chaînes privées… Les bouleversements connus par la télévision l’an dernier ne sont pas restés sans conséquences sur la production. Le bilan 2009 de la production audiovisuelle aidée, publié vendredi par le Centre national de la cinématographie (CNC), en dessine les contours derrière des chiffres en apparence positifs.

En 2009, plus de 1,3 milliard d’euros ont été investis dans la production audiovisuelle française, soit une hausse de 2,3% par rapport à 2008. Près de 206 millions d’euros d’aides (+1,3%) ont été injectés par le CNC dans ces productions. De leur côté, les chaînes de télévision ont participé à hauteur de 764,1 millions d’euros au financement d’œuvres audiovisuelles, augmentant leur contribution de 1,4% par rapport à 2008. «Ces résultats sont plutôt positifs compte tenu du contexte économique», a commenté Véronique Cayla, présidente du CNC, lors de la présentation de ce bilan. Mais le genre le plus consommé des téléspectateurs, la fiction, est resté à l’écart de ces progressions. En volume, la production de fictions françaises a décliné de 17,6%. Le montant des devis a chuté de 10,3% à 664,9 millions d’euros. Les aides Cosip (74,6 millions d’euros) ont reculé de 17,2%.

 

Documentaires et animation

Après une année 2008 «exceptionnelle» grâce à des feuilletons quotidiens sur quatre chaînes hertziennes , le CNC constate que la plupart de ces feuilletons ont été arrêtés en 2009. Les fictions de 52 minutes sont ainsi en fort recul (- 98 heures), ainsi que les séries de 26 minutes (- 126 heures) alors que le format long de 90 minutes est en hausse «pour la première fois depuis 2005» (+42 heures). Ce dernier suscite un regain d’intérêt sur le service public, parce qu’il n’y a plus de publicité après 20 heures, et sur les chaînes privées, parce qu’il est désormais autorisé d’introduire une deuxième coupure de publicité dans un programme. Le format long permet aussi de conserver les téléspectateurs plus longuement.

«Le phénomène de baisse de la fiction est naturel dans la mesure où de nombreux feuilletons ont été arrêtés, mais il est inquiétant si le genre ne parvient pas à rebondir. La fiction serait alors en situation difficile», analyse Laurent Cormier, directeur de l’audiovisuel au CNC.

La montée en charge de la TNT pourrait soutenir cette reprise. En 2009, les chaînes gratuites de la TNT ont déjà augmenté leurs investissements dans la fiction de 86,3%, à 2,1 millions d’euros. Mais elles privilégient encore le documentaire, moins coûteux, ayant plus que doublé leurs dépenses dans le genre. Elles passent de 1,7 million d’euros en 2008 à 4,2 millions d’euros sur l’exercice 2009. Dans son ensemble, la production de documentaires a progressé de 8,1% en volume et de 7,9% en valeur, à 345,1 millions d’euros.

L’animation est l’autre gagnant de l’année 2009. À la faveur d’un nouveau cycle de production, soutenu par les commandes des chaînes historiques privées, le genre est reparti à la hausse: le volume grimpe de 35,5%, les devis de 39,2%, à 211,1 millions d’euros.

Marie-Catherine Beuth

05/04/2010 LE FIGARO


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Une réponse à “Fiction française: la production recule”

  1. 26 04 2010
    Télécharger des films (21:41:09) :

    Hi,
    Article super intéressant, bonne continuation

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