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L’auto-interview du Bureau de l’ADC, 2 jours après le lancement de sa pétition.

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L’auto-interview du Bureau de l’ADC, 2 jours après le lancement de sa pétition. logoadc   L pétition a déjà recueilli plus de 2000 signatures!

Actualités professionnelles | 08/01/2013

Bonjour, pour commencer, racontez-nous pourquoi vous avez lancé cette pétition ?

Bureau ADC : Il ne vous aura pas échappé que depuis la déclaration de notre Ministre de la Culture qui a annoncé une probable extension de la Convention collective (CC) dite API, un torrent d’articles, d’interviews, d’analyses et de commentaires inonde les médias.
On a tout lu, tout entendu, parfois le meilleur et bien souvent le pire.
Et les rares fois où les techniciens sont mentionnés, ce n’est pas pour reconnaître leurs compétences, leur expertise, leur professionnalisme ou leur productivité … non, quand on parle de nous c’est pour expliquer que nous sommes trop « chers ».
Nous devions donc réagir pour nous faire entendre et tordre le cou aux lieux communs et idées reçues, aux inexactitudes et aux dénigrements lus ou entendus. C’est le fond de notre démarche.
Pour ce qui est de la forme, dans la cacophonie médiatique ambiante, nous avons jugé qu’il serait contre-productif d’écrire une Nième lettre ouverte qui, si elle avait été publiée, aurait été oubliée aussi vite qu’elle aurait été lue.
Nous ne voulions pas alimenter les polémiques stériles et voulions nous faire entendre sur des sujets qui nous semblent primordiaux pour nos métiers …

Vous vouliez éviter la polémique, pourtant vous n’êtes pas tendres avec les producteurs …

Bureau ADC : Pas du tout ! Nous travaillons tous les jours avec des producteurs, et à de rares exceptions, notre collaboration se passe toujours très bien.
Nous n’attaquons pas les producteurs, nous nous permettons juste de « remettre l’église au milieu du village » :
Un producteur assure et assume le financement d’un film, c’est son choix, son rôle et sa responsabilité.
Il n’y a rien d’offensant à dire cela !
De même qu’il n’y a rien d’offensant à dire que les techniciens et ouvriers sont engagés – par le producteur – pour participer à la fabrication d’un film, pas pour le financer !

Que voulez vous dire, précisément ?

Bureau ADC : On nous explique que le cinéma français est trop cher.
Trop cher par rapport à quoi ?
Nous savons tous que beaucoup des films produits ne sont pas rentables, il rapportent moins qu’ils ne coutent.
Bref, certains producteurs nous expliquent que la solution, pour faire baisser les coûts de fabrication d’un film, serait de diminuer les salaires des ouvriers et techniciens… Ca fait des années que se font des films payés jusqu’à « à-50% », qui n’en sont pas bénéficiaires pour autant.
C’est une solution inique et inefficace !
Toutes les études s’accordent à dire que la masse salariale des ouvriers et techniciens représente moins de 20 % du budget global d’un film, quelque soit le budget du film. Qu’un film coûte 2 millions d’euros ou 100 millions, notre masse salariale ne dépasse jamais 20 % du budget global.
Nous disons que, par principe, on ne fabrique pas ce qu’on a pas les moyens de financer.
Donc si un producteur prend la décision de produire un film (ce qui est son choix, personne ne l’obligeant) et qu’il n’a pas les moyens de le financer, alors qu’il se débrouille pour trouver les économies dans les 80% du budget qui ne concerne pas nos salaires (ou dans une réécriture de scénario moins onéreux.)
Vous remarquerez que contrairement à la mode actuelle nous n’attaquons aucune catégorie professionnelle de notre secteur.
Nous connaissons assez bien notre monde professionnel pour savoir qu’il ne se résume pas aux exceptions, nécessaires, dont les noms ont été jetés en pâture.
Vous remarquerez aussi que nous ne pleurons pas sur notre quotidien même si, en tant que chefs de poste, nous travaillons, en moyenne, au bas mot 60 heures par semaine, payées 39 …

Oui, oui mais revenons au sujet des salaires et du financement. Il nous a semblé que les producteurs dont vous parlez ne proposent pas vraiment de diminuer vos salaires, ils proposent de diviser les salaires en deux parties : une partie payée normalement et une partie « investie » dans le film, ce n’est pas tout à fait la même chose ?

Bureau ADC : Oui et non. Notre réponse précédente abordait la question du principe.
Soit j’ai les moyens de financer le projet que je décide de lancer, soit je me débrouille pour trouver le financement, soit je ne fais pas ce projet.
C’est ce que nous voulons dire quand nous disons : nous refusons que nos salaires soient la variable d’ajustement des budgets.
Chacun son métier, chacun ses responsabilités !
Mais revenons à votre question … la mise en participation d’une partie de nos salaires …
Quelle blague ! ! Parmi ceux qui proposent cette solution, nombreux sont ceux qui, depuis des années, pratiquent déjà « la mise en participation » des salaires des techniciens et ouvriers qui l’acceptent.
Qu’ils nous disent combien de fois ils ont pu verser cette fameuse participation …
Ce système est déjà pratiqué et tout le monde sait qu’il ne fonctionne pas, pourquoi fonctionnerait-il mieux demain ?
Que les producteurs qui proposent cette solution nous donnent les vrais chiffres de leurs productions sur les cinq dernières années … nous verrons vite celles qui sont bénéficiaires !
Derrière cette sorte d’« arnaque », il y a une question de fond qui mérite là encore qu’on remette « l’église au milieu du village ».
Réfléchissons deux minutes à cette proposition … les techniciens et ouvriers investissent une part de leurs salaires dans le financement d’un film … Si tant est que cette proposition ait un sens, elle ne pourrait être que le résultat d’un choix consenti par chacun. Si cela devenait une obligation, nous serions en dehors du principe « à travail égal, salaire égal ».
Admettons donc que des techniciens et ouvriers choisissent d’investir la moitié de leurs salaires dans le financement d’un film … ils deviendraient alors, de fait, coproducteurs du film.
Et comme tous coproducteurs, ils auraient leur mot à dire sur la manière dont leur investissement est utilisé.
Ils devraient pouvoir participer au choix du scénario, au choix du casting, ils devraient valider ou non le budget global du film …
Et pourtant ce n’est pas ce que nous proposent les producteurs qui soutiennent cette proposition.
Ils n’envisagent pas de partager leurs prérogatives, ce que nous pouvons très bien comprendre.
Ils veulent juste nous payer moins cher en nous promettant un intéressement sur des bénéfices qu’ils ne feront jamais … C’est le beurre, et l’argent du beurre !
Donc, une fois encore, chacun son métier, chacun ses responsabilité.
Nous sommes des techniciens et des ouvriers pas des financeurs ni des pigeons … si on doit participer au financement, d’une manière ou d’une autre, qu’on participe aussi aux décisions liées à notre investissement !

Les syndicats de producteurs opposés à la CC API disent que son extension pourrait faire disparaître 60 à 70 films « de la diversité » par an, qu’en dites vous ?

Bureau ADC : Deux remarques préliminaires, pour commencer :
1°) Si le terme diversité peut avoir un certain charme, il n’est pas en rapport ni en accord avec les films que vous évoquez.
Il est plus juste de parler de films « sous-financés ».
Ils n’ont rien de divers, tous les films sont divers, par définition, ces films sont simplement produits avec moins d’argent qu’il n’en faudrait)
2°) D’après le CNC, Il a été produit 240 films en 2012… Bien que cela ne soit pas tout à fait notre rôle, nous nous interrogeons sur ce chiffre … 240 films … ça veut environ 5 films français qui sortiront chaque semaine de 2013 … ça nous semble beaucoup… Pas vous ?
Pour revenir à votre question …
Un grand nombre d’entre nous a accepté, dans sa carrière, de travailler pour des films « sous-financés » et donc de faire d’importantes concessions salariales, avec cette fameuse « mise en participation » que très et trop peu d’entre nous ont finalement touchée.
Nous ne remettons pas en cause ce principe.
Mais nous contestons que ce principe devienne une norme ou une obligation.
Nous souhaitons que chacun ait le choix et la liberté d’accepter ou de refuser cet investissement.
Et nous ne doutons pas qu’à l’avenir producteurs et salariés arriveront à trouver, de gré à gré, les moyens de fabriquer ces films, avec la CC API étendue.
Mais là encore bon sens, respect et mesure s’imposent.

Bon … revenons à votre pétition, vous, ADC, déclarez soutenir la Convention Collective dite API et vous appelez à son extension dans les plus brefs délais ?

Bureau ADC : Oui

Vous n’aviez pas le même discours il y un an …

Bureau ADC : C’est vrai. Tant que ça a été encore possible, nous avons essayé de faire modifier quelques articles qui nous semblaient – et nous semblent encore ! – dangereux pour les métiers et pratiques de la branche décoration. Depuis, cette CC a été signée par des syndicats de producteurs et de salariés. Depuis, elle est violemment attaquée par des syndicats de producteurs non signataires – et qui font une proposition de CC plus mortifère encore pour les salariés ! – Cette dernière recevant l’appui d’un syndicat du collège employés – pour ne pas le nommer la CFDT – invisible dans nos métiers du cinéma !
Nous essayons donc d’être pragmatiques.
La CC API n’est pas parfaite, mais elle est beaucoup moins dommageable, elle est bien plus protectrice, que le projet de CC porté par le SPI et la CFDT.
Nous soutenons donc la CC API, nous demandons son extension et recommencerons à nous battre pour faire entendre nos revendications de branche, une fois qu’elle aura été étendue.

Très bien … si le sujet du moment semble être la CC, pourquoi alors, parler de carte professionnelle et de délocalisations dans votre pétition ?

Bureau ADC : Mais parce que ces sujets nous concernent au premier plan !
Les délocalisations ont entrainé pour les industries techniques un manque à gagner de 196 000 000 d’euros au premier trimestre 2012 (chiffres de la FICAM). En six mois, ce n’est pas rien. !
Si on estime que 100 films ont été délocalisés en 2012, ce sont entre 3000 et 5000 postes de techniciens et d’ouvriers qui n’ont pas été pourvus, là encore ce n’est pas rien.
Souvenez-vous du bruit médiatique déclenché par les 600 licenciements à Gandrange. Là, nous nous parlons de 3000 à 5000 postes !
Les délocalisations sont un drame absolu pour nos métiers.
Dans toutes les branches, nous voyons de grands professionnels, aux CV impressionnants, contraints à vivre du RSA car le travail manque… Ça mérite qu’on en parle, non ?
Et là encore, pour nous, il s’agit d’une question de bon sens.
Pourquoi ces films délocalisés peuvent-ils bénéficier des systèmes de soutien censés aider le cinéma français ?
À l’heure ou certains défenseurs du « Made in France » se promènent en marinière avec une cafetière sous le bras, notre système de soutien finance, in fine, l’industrie cinématographique de nos voisins.
La France est le seul pays européen à se montrer aussi généreux avec ses voisins. Pourquoi ?
Quand vous recevez des financements de la Belgique vous devez dépenser ces sommes en Belgique, pareil en Allemagne, en Espagne …
Nous n’avons rien contre les belges, les allemands ou les espagnols, mais nous demandons que la France fasse comme ses voisins.
Pour nous, un film dit d’initiative Française et qui peut donc bénéficier des système de soutien financier nationaux (CNC, chaines de télévision, …) doit être fabriqué en France ou par une équipe composée d’une majorité de français si il doit être, pour des raison scénaristiques ou artistiques, tourné à l’étranger.
Si certains préfèrent bénéficier des financements de nos voisins, ce n’est pas un problème pour nous à condition que ces films, fabriqués à l’étranger, ne soient alors pas considérés d’initiative française et financés par les fonds du CNC (qui nous le rappelons, est le Centre NATIONAL du Cinéma).
Ce principe nous semble relever du bon sens et être en accord parfait avec la doctrine de notre Ministre du Redressement Industriel

Soit … et cette histoire de carte professionnelle ?

Bureau ADC : Là encore, au risque de nous répéter ce n’est qu’une demande de bons sens …
Rien ne distingue un débutant d’un ouvrier ou technicien confirmé.
Avec le système des cartes professionnelles que nous avons connu jusque dans les années 2000, les productions étaient quasiment obligées d’engager des professionnels reconnus comme chef de poste pour pouvoir bénéficier des soutiens du CNC.
Ce système n’était pas parfait mais il était protecteur pour les professionnels mais aussi pour les producteurs qui s’assuraient, grâce à ces cartes, de faire appel à des compétences basées sur la pratique et l’expérience …
Aujourd’hui, et maintenant que tout est dérèglementé, n’importe qui peut exercer des postes à responsabilité sans y être formé ni reconnu… Nous demandons donc qu’un système de reconnaissance et de validation des parcours et des expériences, juste, cohérent et durable soit mis en place dans les plus brefs délais.

Très bien … un dernier mot pour conclure ?

Bureau ADC : Oui. Notre pétition n’est contre personne en particulier, même si vous l’aurez compris, nous n’aimons pas être pris trop clairement pour des imbéciles.
Notre objectif est de nous faire entendre, pour la défense nos métiers, de nos savoirs et nos spécificités.
Tous, nous aimons nos métiers.
On ne fait pas ces métiers sans passion.
Nous voulons être reconnus pour ce que nous sommes, de véritables professionnels et pour ce que nous fabriquons.

Notre combat est le combat de tous, car à travers cette pétition c’est la qualité du cinéma français (mondialement reconnu) que nous défendons !

Nous remercions les quelques 1800 ouvriers et techniciens qui ont déjà signé et appelons tous ceux qui participent à la fabrication des films (techniciens, ouvriers, réalisateurs, comédiens, …) à soutenir notre démarche.

Venez signer !

www.adcine.com




Exposition Jacques Tati à la cinémathèque: Michel Ciment s’entretient avec : Macha Makaief, Marc Dondey et Stéphane Goudet

3052009

écouter l’émission:

http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/mp3/projectionpriveemmakeief02052009.html

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Stéphane Goudet
Jacques Tati - De François le facteur à Monsieur Hulot
Cahiers Du Cinema – 23 août 2002

Si celui-ci n’a réalisé que six longs métrages entre 1946 (Jour de fête) et 1974 (Parade), il figure parmi les acteurs et réalisateurs les plus importants et les plus populaires du cinéma français. Comment Tati s’est inventé le personnage de M. Hulot ? Pourquoi a-t-il survécu et évolué durant quatre films ? Comment caractériser le style de Tati ? Telles sont les questions qu’aborde cet ouvrage grâce à l’analyse de séquences, de documents rares et de témoignages inédits.

Marc Dondey216f2889cc4cfcece8b801bdd000a619.jpg
Tati
Ramsay – 22/04/2009    Hommage au cinéaste Jacques Tati, de ses débuts où il se nomme encore Jacques Tatischeff et où il est pantomime dans des music-halls jusqu’à la réalisation de ses films tel que Les vacances de monsieur Hulot. Met en avant sa révolte contre le taylorisme du système postal américain dans Jour de fête, mais aussi l’extrême perfectionnisme de ses films, du détail sonore et visuel.   

 

Stéphane Goudet & Macha Makaieff
Jacques Tati, deux temps, trois mouvements454oeuvrevillaarpeljpg.jpeg
Naïve / Cinémathèque Française – Avril 2009
  voir le site: http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/tati.html

Le catalogue de l’exposition consacrée à Jacques Tati et à son univers proposée en 2009 à la Cinémathèque Française avec les témoignages et contributions de Michel Gondry, Wes Anderson, David Lynch, Elia Suleiman, Otar Iosseliani, Olivier Assayas, Jean-Jacques Annaud, Jean-Claude Carrière, Pierre Etaix, Cédric Klapisch, Blanca Li, Sempé, Jean Nouvel, Dominique Perrault, Jean-Philippe Toussaint, Philippe Delerm…




JACQUES TATI à la Cinémathèque

27032009

1jpg.jpeg

La Cinémathèque se mettra aux couleurs de Jacques Tati à partir du 8 avril avec une grande exposition consacrée à ce cinéaste original et inventif.
En deux temps et trois mouvements, vous voilà projeté dans l’univers joyeux et décalé de Tati !
Autour de cette exposition, de nombreuses programmations de films, visites, conférences ou ateliers sont proposés pour explorer les rapports entre sons, espaces et architectures dans un genre burlesque totalement renouvelé.

http://www.cinematheque.fr/fr/tati/index.html

L’EXPOSITION

4jpg.jpeg   Un parcours fait de surprises visuelles et sonores, un monde qui s’invente et se réinvente sous les yeux du public,à la fois spectateur et acteur de l’univers de Tati.
Commissariat :
Stéphane Goudet et Macha Makeïeff
Scénographie : Macha Makeïeff

LES PROJECTIONS
7jpg.jpeg  À l’occasion de l’exposition, venez voir ou revoir tous les films de Jacques Tati. De Jour de Fête à PlayTime, en passant par Mon Oncle ou Trafic, le burlesque sera à l’honneur. Une programmation d’une trentaine de films dialoguant avec l’univers de Jacques Tati permettra également de voir certains titres de Jerry Lewis, de Buster Keaton, mais aussi Godard, Iosseliani ou Bresson.
Sans oublier, à partir de Juin, Les Vacances de Monsieur Hulot, dans une nouvelle copie, entièrement réstaurée !

VISITES ET BALLADES
10jpg.jpeg  Tous les samedis et dimanches à 16h, une petite déambulation guidée dans le labyrinthique bâtiment de Frank Gehry en guise d’introduction à l’univers de Tati.
A trois reprises (les 12 avril, 24 mai et 14 juin) des visites innatendues, gratuites, loufoques et décalées, animées par Patrice Thibaud de la troupe Deschiens et Compagnie.
Et c’est tout le quartier qui se met à l’heure de Tati avec les balades architecturales, promenades entre les petits pavillons de la rue de Bercy à l’avenue de France et à l’imposante BNF, c’est le choc de l’Ancien et du Nouveau !

PARLONS TATI
12jpg.jpeg  Un cycle de conférences, une lecture exceptionnelle (mise en scène par Bruno Podalydes) de « Confusion », scénario jamais réalisé de Tati, une table ronde sur la présence de Jacques Tati aujourd’hui, une journée de stage autour de l’univers sonore de Tati et un concert, ne manquez aucun de ces événements !

LE JEUNE PUBLIC
14jpg.jpeg  Quand la Cinémathèque se met à l’heure de Tati, les séances Jeune Public ouvrent leur écran à la vie moderne : maisons aux architectures incroyables, machines qui s’emballent, règne du tout-automatique, c’est le progrès, mais cela ne simplifie pas toujours la vie !
Une programmation où la rencontre de l’ancien et du moderne fait parfois des étincelles, peuplée de personnages burlesques qui sèment un peu d’humour et de désordre.
Des activités pratiques, le stage des vacances de paques, les cinécycles, permettent également de découvrir l’univers de Jacques Tati, ainsi que des visites guidées de l’exposition, spécialement conçues pour les enfants. A ne pas manquer : Mon petit Gérard, un spectacle conçu par Louise Wallon avec Coraline Clément, Camille Claveri et João Torres (de la troupe Deschiens et compagnie)

TATI TRIP À PARIS
16jpg.jpeg  Dans tout Paris, retrouvez plusieurs manifestations autour de Jacques Tati et de son univers :
Au Théâtre National de Chaillot avec le nouveau spectacle de Jérôme Deschamps et Macha Makaïeff, « Salle des fêtes », ou bien visitez la Villa Arpel, décors de Mon Oncle, au Centquatre, ou encore découvrez « le bel âge des arts ménagers » au Musée des Arts Décoratifs, dès avril, faites un « Tati trip » à Paris !

QUI EST JACQUES TATI ?

18jpg.jpeg  En 2009, Jacques Tati aura 102 ans, le temps justement pour la Cinémathèque française de lui rendre hommage hors des commémorations obligées qu’il ne prisait guère. Un peu de retard… Quoi de plus normal pour celui qui a toujours pris un malin plaisir à entrer dans ses propres films à contretemps. L’année en tout cas que nous avons choisie pour honorer, au présent, son génie. Retrouvez une biographie du réalisateur de PlayTime.







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